Croisière de plongée aux îles Similan

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La combinaison, le masque, les palmes, les gants, le BCD (gilet), le détendeur, l’appareil photos, la lampe, le carnet de plongée, les cartes PADI, les maillots de bain, 2/3 vêtements, et hop, la valise est bouclée ! Un vol direction Phuket. En salle d’embarquement, deux caricatures à peine trentenaires retiennent mon attention : « Elle » avec ses perles, son châle et son short customisé d’un blason, « Lui », en tenue de safari datant du siècle dernier tout de beige et blanc vêtu, avec son chapeau, sa chemise à boutons de manchette, son boléro, ses souliers de rangers. Faudrait peut-être les prévenir qu’il n’y a ni lion ni zèbre à Phuket ?

Sur place, nous rejoignons nos copains venus de Paris, Nath et Cyril, pour cette commune exploration des fonds marins des fameuses îles Similan.

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Nous embarquons sur l’Hallelujah, un bateau de 35 mètres de long (115 pieds) et 8 mètres de large (25 pieds) ; l’un des plus grands bateaux de croisière aux îles Similan.

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À bord, 4 grands ponts, dix chambres climatisées pourvues de lits jumeaux, deux chambres doubles.

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Chaque chambre dispose de sa salle de bain privative, un luxe pour un bateau de ce type qui généralement propose des sanitaires collectifs. Des produits d’hygiène biodégradables sont à disposition dans les cabines (ai déjà les miens respectueux également de l’environnement mais c’est une bonne surprise).

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La plupart des plongeurs ayant rejoint la croisière sont des professionnels japonais, journalistes pour des magazines de plongée. Et parmi eux, une pointure de la photographie sous-marine nippone, le célèbre Kobayashi Yuichi (illustre inconnu pour nous !). Un feu d’artifice (un vrai, pas 3 pétards !) sur le pont sonne le départ…
Une première nuit blanche, car la traversée vers les sites est bruyante. Impossible de dormir entre les vrombissements du moteur, des objets qui valsent dans les cales, le chaud/froid alterné de l’air, etc. Réveil 6h30, un brin sur les rotules mais avec une vue imprenable sur l’océan.

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Côté planning, tout est réglé comme du papier à musique. Chaque jour, le réveil est à 6h30 (et on appelle ça des vacances !). À 7h commence le brief de la première plongée (tu dis oui, tu souris même si tu dors encore). De 7h30 à 8h30, la première plongée (Aaaaah que du bonheur, poissons et coraux sont bien au rendez-vous).

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Petite invention de Nath et moi-même : le dancing stop au son du Gangnam Style ! Nous sommes tout de même sérieuses, nous effectuons également le réel safety stop (3 minutes à 5 mètres) dans les règles de l’art bien que beaucoup moins marrant ! Voici la vidéo, début de la chorégraphie à 2 minutes 45 : http://vimeo.com/63120910

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À 9h, ding ding ding, le petit-déjeuner est servi (hors croissants, œufs au plat ou fruits, les soupes de nouilles japonaises sont exquises !). Vers 9h30, lorsqu’il y a une plage à proximité, nous sommes débarqués par le zodiac sur la plage.

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Le programme : barboter dans les tant réputées eaux cristallines des Similan, se dégourdir les jambes sur la terre ferme, monter admirer la vue, jouer comme des gosses, profiter en somme !

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À 11h, le brief de la deuxième plongée interrompt les galipettes et autres pitreries du genre.

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À 11h30, à l’eau pour une autre plongée, l’occasion de découvrir encore et toujours l’incroyable richesse des fonds, avec une faune et une flore à couper le souffle (enfin on arrête pas sa respiration sous l’eau pour autant !).

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À 13h, miam miam, le déjeuner est prêt (et toujours une cuisine délicieuse). À 15h, troisième brief pour un jump à la mer à 15h30. 16h30, c’est l’heure du goûter, chic, chic, chouette, c’est trop bon ! Aux alentours de 18h, dernier brief pour la plongée de nuit (le premier jour seulement) ou la plongée au coucher du soleil (pour les jours suivants). Quelle effervescence sous l’eau en fin de journée, ça fuse dans tous les sens, c’est l’heure de la chasse pour les poissons, tout comme nous, le dîner est servi à 20h.

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Après, ces journées bien remplies, place à l’apéro, les godets entre potes sur le pont, la ricanade, la détente, les blagues et le débrief (informel celui-là !) de la magnifique journée, la lecture, la recherche dans les bouquins des poissons vus et/ou photographiés, l’heure également de remplir nos carnets de plongées.

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L’équipe d’encadrement du Big Blue est extra et n’est pas en reste pour veiller avec nous. Sympa la bonne marrade, mais qui reprendra une bière ?

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Extinction des feux à 1h, bonne nuit et… à dans 5 heures ½ !

Nous parcourons les sites de The Similan Islands (West of Eden, Anitas reef, Elephant Head), Koh Bon, Koh Tachai, l’épave du Boon Sung Wreck et le très réputé site de plongée de Richelieu Rock. 14 plongées pendant lesquelles défilent : tortues, rascasses volantes, holothuries géantes, rougets à nageoires jaunes formant des bancs denses, poissons-clowns à deux ou trois bandes (je les croyais si mignons, et bien en réalité ils se mangent entre congénères, autant dire que je ne verrai plus Némo du même oeil !), murènes-léopards, murènes frangées, platax (je suis fan des batfishes si curieux), balistes, gaterins rayés, poissons-diables (gare à leurs épines venimeuses), poissons perroquets, poulpes, sèches, diodons ou poissons porc-épic, carangues, barracudas, balistes olivâtres (à fuir car plutôt agressifs si l’on se trouve sur leur territoire, hein Nath ?), mérous, cobras de mer, etc.

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J’ai enfin vu des poissons fantômes (ghost pipefish) et mon tout premier hippocampe (oui séquence émotion, chabadabada, chabadabada !).

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En revanche, pas l’aileron d’un requin (encore moins baleine) et pas l’ombre d’une manta ! Encore une fois, ces diables des mers tant attendus se sont bien planqués et ont gagné la partie de cache-cache. Avec les 32 degrés dans l’eau sur certains sites, les coraux meurent, les poissons désertes et à fortiori, les gros spécimens migrent à leur tour. Mais j’y crois, je vous verrai un jour, je vous verrai, zen !

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Pendant la semaine, je remporte la palme de la tête de canard avec un énorme coup de soleil sur les lèvres. Résultat, une bouche énorme avec des lèvres au-delà du pulpeux ! C’est tellement boursoufflé que je ne peux plus fermer ma bouche (du coup, je bave et ai du mal à serrer mon détendeur !). Au top du glamour, je suis un peu Angelina mais « Pas Jolie » !

Côté coupe, entre vents et mer, mes cheveux prennent des allures excentriques.

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Entre coiffure « Vivelle de Dop Effet Béton » et côté bombé « laque Elnett Absolute Fixation Ultra-Forte », je révèle clairement la déesse qui en en moi… ou pas !

Une aventure fabuleuse, extraordinaire, magique, à vivre ou à revivre sans modération.

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D’ici ma prochaine plongée, ma palme dort…

« Cherche nanny désespérément » et découverte du Siam Ocean World Aquarium

Mission d’importance capitale : trouver la perle, l’unique, LA nounou de Cassius. Pas une mince affaire je vous assure. Je m’imagine déjà avec les personnalités incompatibles : la psychopathe, la collante, la folle, la vieille fille !

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Après la rédaction d’un questionnaire élaboré sur les qualifications des postulantes : combien d’années d’expériences, leur capacité à s’occuper d’un bébé, la prise d’initiatives en cas de problème, leurs motivations pour le métier, etc. ; nous déchantons rapidement car à la première question : « What’s your name ? », la compréhension de l’anglais paraît limite. A la deuxième question : « How long have you been a nanny ? », les doutes sont confirmés ! OK, on peut laisser tomber le questionnaire (en même temps si elles étaient bilingues, elles ne seraient pas nanny !) et voyons la pratique… Entre une qui ne sait absolument pas quoi faire de la couche que je lui tends et qui colle du caca partout, l’autre venue avec une « copine interprète » car elle ne comprend rien (dommage l’interprète travaille déjà dans une famille danoise, elle avait l’air top), et une autre avec 10 ans d’expérience dans une famille américaine qui comprend au moins ce qu’on lui demande, le choix est fait ! Elle doit commencer aujourd’hui à 8h. Pas de chance, il est 21h et nous n’avons pas vu le bout de son nez, ça commence bien ! En vérité, je sais exactement quel profil j’attends : un brin de rigueur de Super nanny (oui, Cassius a son caractère !) dans tout l’être merveilleux et magique de Mary Poppins. Est-ce trop demandé ?

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Poursuivons l’enchantement avec la découverte du magnifique aquarium de Bangkok : le Siam Ocean World Aquarium (Rajdamri Road, Patumwan, Bangkok 10330, Thaïlande). Le ticket d’entrée est de 750 bahts (20€), 400 bahts (10€) pour les résidents et gratuit pour les enfants mesurant moins de 70 cm. Moi qui n’ai pas encore eu la chance de plonger avec une raie manta, j’ai la chance d’en toucher une de mes propres mains : le rêve !

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J’ai un a priori assez négatif sur les aquariums, sur la captivité contre nature, les espaces restreints dans lesquels évoluent ces animaux au lieu de vivre en liberté dans la mer mais j’avoue trouver sensationnel le fait de porter à la connaissance du public une partie de cette vie sous-marine que personne (à part la communauté de plongeurs, les chanceux dont je fais partie) ne peut observer. Et d’ailleurs certaines espèces que je ne croise jamais dans l’eau comme l’imposant requin taureau, le magnifique dragon de mer feuillu ou encore certains poissons d’eaux douces préhistoriques font partie de cette faune visible.

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L’aquarium ressemble à un vrai parc d’attraction, moi qui ai vu l’aquarium de la Rochelle et du Croisic étant enfant, j’avoue que les simples bassins transparents ont aujourd’hui laissé place à de véritables bassins ancrés dans des roches au milieu d’une ambiance jungle avec sons et lumières plongeant le visiteur dans une atmosphère très nature !

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Émerveillée par les infrastructures et le décor, j’ai l’impression d’avoir le même âge que mon fiston !

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Et c’est là que le bas blesse, j’entends un enfant à côté de moi qui parle français et dit à son père (aussi ravi que moi d’ailleurs !) : « Oui bah tu sais papa, le tunnel sous la mer c’est partout qu’ils le font maintenant ! ». Ok petit morveux, arrête de te la péter, je viens des années 80 moi, tu sais à ton âge on portait des waikiki, un Tann’s (1ère génération) qui remontait au dessus de mes épaules, les aquariums c’étaient seulement d’immenses bocaux géants sans fioriture avec 3 poissons dedans, et le portable, bah y avait pas de portable (et me demande pas comment on faisait, insolent!). Quel plaisir de regarder Cassius s’éveiller et s’émerveiller.

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Côté restaurant, découverte du Pastel & Monochrome (Thonglor Soi 25, BTS Thong Lo, ouvert tous les jours de 10h à minuit (vendredi et samedi jusqu’à 1h ; 02 713 59 49 ; http://www.pastelandmonochrome.com).

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Une immersion dans les fifties au sein d’une maison plantée dans un jardin luxuriant où évoluent moultes lapins en liberté.

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L’endroit joue la carte vintage avec ses meubles dépareillés aux formes insolites.

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La cuisine proposée mêle fusion japonaise, plats français, thaï, italiens. Quelques recommandations du chef : les ailes de poulet épicées agrémentées d’une sauce au bleu (190B), le thon et wakamé relevé de sa sauce mayonnaise wasabi (240B), le tartare de thon et saumon (270B), le porc au curry vert (240B), l’entrecôte australienne (900B), les spaghetti vongole aux palourdes (220B) la salade Cesar au poulet (170B) ou encore la salade Pastel et Monochrome composée d’olives noires, d’asperges, d’œufs durs, de thon poêlé avec sa sauce italienne (220B).

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Appétissants, épicés, plutôt bons mais peu copieux, l’endroit vaut le détour. On se croirait tout droit sorti du film OSS 117 ou de la série Mad Men, dans cet endroit trendy, chic, so années 50 à Palm Springs !

Petite promenade autour de la piscine… Je mets un pied dans le jacuzzi, histoire de faire trempette. Et là, mon cerveau m’envoie un signal fort : « SORS ÇA ÉBOUILLANTE ESPÈCE DE GOURDASSE » ! Petit (enfin gros) souci de thermostat car l’eau avoisine les 55/60 degrés ! Fallait que ça tombe sur moi évidemment et encore heureux que je ne me sois pas jetée dedans ! La couleur homard unie et intégrale, c’est tendance, non ?

De son côté Cassius est comme un pacha dans l’eau, pour lui tout baigne, manque que le « milk cocktail » au tableau !

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